La Marseillaise en Mouvement

Installation sonore interactive

Dans l’exposition LA MARSEILLAISE, du 5 novembre 2021 au 20 février 2022 au Musée d’Art moderne et contemporain, Strasbourg.

Le site de l’exposition : https://www.musees.strasbourg.eu/la-marseillaise

La Marseillaise en mouvement est une installation en 7 « mouvements » : chaque mouvement est comme une pièce de musique interactive avec un monde sonore distinct et une durée d’environ 5 minutes chacune. Vous pouvez être seul ou à plusieurs. Vos déplacements et vos gestes déclenchent et modifie les sons. Arrêtez pour le silence, puis re-bouger. Créer votre propre chemin en immersion dans les sons. A la fin de chaque « mouvement » il suffit de sortir de la lumière quelques secondes pour ensuite revenir dans l’espace éclairé pour jouer le mouvement suivant.

Identification des mouvements :

  • Mouvement 1 : Tom Mays (orchestre d’harmonie, clavecin, voix de comédiens, choeur)
  • Mouvement 2 : Abla Alaoui (sons synthétiques – VCV Rack, ensemble d’improvisation, orchestre d’harmonie et chœur d’enfants.)
  • Mouvement 3 : Jad El Khechen
  • Mouvement 4 : Finbar Hosie
  • Mouvement 5 : Alonso Huerta (ensemble d’improvisateurs jazz, ondes Martenot)
  • Mouvement 6 : Ganghyuk Lee (voix de comédiens, improvisation et chœur d’enfants)
  • Mouvement 7 : Rémy Ternisien (instruments variés (sanza ; tiahun ; clarinette) ; sons d’orchestre ; voix (acteurs) ; objets sonores divers ; son synthétiques analogiques et numériques.)
Marseillaise en Mouvement – extraits

Informations plus détaillées sur chaque mouvement et chaque compositeur / compositrice :

Tom Mays – Mouvement 1

Harmonies étirées, éclats découpés et recomposés – le public découvre des morceau de la Marseillaise et revisite une composition personalisée… 

Compositeur et professeur de la classe de Création Électroacoustique au Conservatoire de Strasbourg et à la Haute École des Arts du Rhin / Académie Supérieure de Musique

Abla Alaoui – Mouvement 2

Basant actuellement sa recherche sur le synthétiseur modulaire, c’est naturellement qu’elle a attribué une place essentielle à cet instrument dans son interprétation de la Marseillaise. Des sons de synthèse ont été mariés, non sans quelques touches d’humour, à ceux des performances des étudiants de musique improvisée ainsi que de l’orchestre d’harmonie du conservatoire de Strasbourg, enregistrés puis altérés par ses soins.

Ayant obtenu sa licence en musiques actuelles à l’Université de Strasbourg, Abla Alaoui poursuit actuellement ses études en double-cursus au conservatoire et à l’université. Outre le synthétiseur modulaire, son intérêt se porte plus largement sur la musique électronique et électroacoustique. Elle cherche à introduire la musique électronique dans différents domaines artistiques.

Jad El Khechen – Mouvement 3

L’idée de la composition part du principe de la révolution, qui commence avec des bruits de chuchotements qui se transforment en cris et en attaques. Suivie par la guerre qui est présentée par le bruit des armes et des bombes, des sifflements, et la respiration angoissée. Finalement émergé par des sons qui marquent la victoire, la joie et la paix.

Musicien et guitariste classique de base, intéressé par les sons le bruit, le hasard, l’improvisation et la création, il continue une formation en création Electroacoustique à l’académie musicale supérieure, la HEAR, sous la direction de Tom Mays.

Finbar Hosie – Mouvement 4

Le 8 juin 1783, à 2089 km au nord-ouest de Paris, le volcan Lakagígar, en Islande, entre en éruption.” Selon certains météorologues, un volcan endormi depuis des siècles, a mis en route une série d’événements météorologiques sur les six prochaines années sans quoi la révolution française n’aurait jamais eu lieu.
Ne peut-on plus prévoir le temps qu’il fera ?
Lire l’avenir dans la naissance d’un orage ?

Finbar Hosie a travaillé auprès de la maîtrise du Conservatoire de Strasbourg et de Anne-Juliette Meyer.

Né 1996 à Salisbury (R.U), il est compositeur franco-britannique. Il s’intéresse à la déconstruction de l’identité et le détournement du geste instrumental à travers l’utilisation de l’électronique et d’objets accessoires. Un questionnement social traverse ses œuvres, notamment ses installations, son travail collaboratif et transdisciplinaire. Il est actuellement basé à Strasbourg.

Alonso Huerta – Mouvement 5

Le mouvement est à la basse une grande progression entre des sons tenus et doux jusqu’à des sons ponctuelles, agressifs et lourdes. Comme dans l’hymne, l’unité patriotique et l’appelle à la révolution.

Construit à partir du chant du sax ténor, des cloches des ondes Martenot, de la marche presque bellique de la batterie, des cries à la voix et des mots qui peut-être peuvent arriver à suggérer une ré-interprétation des paroles d’accord à la musique qui se joue avec eux…
Le mouvement n’est qu’un ode à la démocratie, contre la tyrannie, mais aussi un apologie à l’union fraternelle, patriotique mais aussi internationale.

Né à Mexico, il a fait des études en composition instrumentale et en guitare jazz avant de poursuivre ses études au Conservatoire de Strasbourg dans les classes de création électroacoustique et d’ondes Martenot auprès de Tom Mays, Christine Ott et Thomas Bloch depuis 2019. Il est particulièrement intéressé par les processus psychoacoustiques dans la musique, l’improvisation générative, les ondes sinusoïdales, la musique spectrale et la recherche ethnomusicologique des différents points de vue sur le son et la musique.

Ganghyuk Lee – Mouvement 6

Histoire – La marseillaise est contenue avec plusieurs émotions. J’ai essayé d’exprimer ces émotions à travers des voix d’enfants, parfois à travers des textes d’adultes, et en harmonie avec le son des instruments de musique. J’ai réinterprété ces sons à ma méthode musicale. Tous les publics qui entrent dans cet espace deviennent des devenirs des interprètes avec leurs mouvements.

Compositeur de musique mixte et électroacoustique, Ganghyuk LEE étudie actuellement la composition électroacoustique avec le compositeur et professeur Tom mays,  Daniel D’adamo et Annette Schlünz à la HEAR / ASM (Haute école des arts du Rhin / Académie supérieure de musique) à Strasbourg en France.  Il compose de la musique à partir d’images et de couleurs, influencée par ses études cinématographiques et son travail de composition de musique pour des courts métrages et des longs métrages indépendants.

Rémy Ternisien – Mouvement 7

Des sons nuageux, légers, lourds et bruitistes d’où le texte de la marseillaise s’extirpe à la manière d’un poème fragmentaire. Nous nous déplacerons dans un endroit d’abord doux, tout à l’heure haché et dégradé. Les voix alors contrastent, dialoguent, se questionnent dans un environnement sonore évolutif.

Né à Boulogne-sur-Mer, Rémy Ternisien suivit une formation en art et en composition dans la ville d’Amiens. Étudiant auprès d’André Dion, il obtint en 2019 un DNOP en composition électroacoustique. Son travail fut repéré à l’occasion de plusieurs festivals en France et en Italie. Il composa en 2020 une première œuvre de commande passée par la région Haut-de-France. Il poursuit aujourd’hui son cursus de composition à l’académie supérieure de musique de Strasbourg (HEAR).


Info générale

La Marseillaise en Mouvement – installation sonore interactive

de Tom Mays, Compositeur et professeur de la classe de Création Électroacoustique au Conservatoire de Strasbourg et à la Haute École des Arts du Rhin / Académie Supérieure de Musique

Et des étudiants de sa classe :

Abla Alaoui, Jad El Khechen, Finbar Hosie, Alonso Huerta, Ganghyuk Lee et Rémy Ternisien

La Marseillaise en mouvement est une installation sonore interactive qui capte les déplacements et les gestes des visiteurs pour les traduire en son, leur laissant explorer et reconstruire seul.e ou collectivement des mondes sonores inspirés de La Marseillaise. Dans cet espace de jeu, le corps devient un outil d’interprétation musicale. Les mouvements sont captés par une caméra et analysés par un ordinateur qui produit divers sons, séquences, nappes et objets sonores débusqués. En retour, la musique incite le corps à bouger, à chercher d’autres sons.

L’œuvre est constituée de plusieurs petites pièces ou mouvements de 7 compositeurs à partir d’un grand nombre de sons sources travaillés et enregistré avec des étudiants et des professeurs du Conservatoire de Strasbourg et de la HEAR : pianoforte/clavecin, un orchestre d’harmonie, un chœur d’enfants, des improvisateurs instrumentaux et des comédiens.

Un vrai travail « collectif » où le public a le dernier mot.



Avec remerciements au Musée Historique et au Musée d’art moderne et contemporaine et toutes leurs équipes – ainsi qu’à Mathieu Schneider qui nous a proposer cette collaboration, et à tous les profs et étudiants du Conservatoire et de la HEAR qui ont contribué et soutenu le projet.